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Des VE chinois légèrement usagés pourraient faire économiser jusqu'à 40 % aux acheteurs canadiens, selon une affirmation virale
Une affirmation virale sur TikTok affirme qu'importer des VE chinois légèrement usagés directement au Canada permet d'économiser jusqu'à 40 % par rapport aux nouvelles importations frappées de droits de douane. Voici ce que dit réellement l'affirmation, où elle tient la route et les obstacles réels pour les acheteurs canadiens.
Une affirmation virale sur TikTok circule : acheter un VE chinois légèrement usagé directement en Chine permet d'économiser jusqu'à 40 % par rapport à l'achat d'un nouveau modèle importé, car le véhicule usagé évite les droits de douane applicables aux nouvelles importations. L'affirmation attire l'attention des acheteurs de VE à budget serré au Canada, mais il faut distinguer l'opportunité réelle de l'exagération — et les parties qui ne s'appliquent tout simplement pas au Canada.
De quoi s'agit-il réellement
Le créateur à l'origine de l'affirmation, @molesrcool, pointe vers un marché appelé CEVM (China EV Marketplace) comme lieu pour parcourir les annonces. Le principe : les VE chinois neufs vendus en Europe et au Canada sont « soumis à des droits de douane » qui font grimper les prix, mais un véhicule légèrement usagé importé directement de Chine peut éviter cette majoration. Les annonces d'exemple étaient d'environ 10 000 US$, avec des kilométrages très faibles — certains véhicules décrits comme n'ayant que 6 000 km au compteur, ce qui les place près du neuf plutôt qu'au haut de la fourchette des véhicules usagés.
Le créateur a également affirmé qu'un marché avait acheminé environ 8 000 VE dans l'Union européenne en 2026, soit environ 280 % de plus qu'en 2025, et a présenté la tendance comme une menace pour les constructeurs établis : « Pour 10 000 à 20 000 $, pourquoi acheter une VW neuve ou une Tesla neuve pour deux fois plus cher? »
Où ça fonctionne, et où ça ne fonctionne pas
Le détail crucial dans les commentaires est celui que la vidéo passe sous silence : les règles varient d'un pays à l'autre.
- Europe : Les règles d'importation de l'UE et le régime de droits sur les véhicules usagés en font une option réelle (bien que complexe), ce qui est probablement la source du chiffre de 8 000 unités.
- États-Unis : Les commentateurs ont immédiatement souligné que la plupart de ces véhicules « ne peuvent pas être immatriculés » aux États-Unis, car ils n'ont pas passé la certification américaine en matière de sécurité en cas de collision et de normes réglementaires.
- Canada : C'est la question clé pour nos lecteurs. Le Canada a son propre régime de certification (CARQ / Transports Canada) et son propre cadre tarifaire et de contingentement pour les VE chinois. Un VE chinois légèrement usagé ne franchit pas automatiquement ces obstacles juste parce qu'il est usagé.
Les obstacles réels pour les acheteurs canadiens
Même en mettant de côté la question des droits de douane et du contingentement, l'importation d'un VE chinois usagé au Canada soulève une longue liste de problèmes pratiques :
- Certification : Le véhicule doit satisfaire aux normes canadiennes de sécurité et d'émissions pour être immatriculé. Une voiture vendue sur le marché intérieur chinois n'a peut-être jamais été certifiée pour les routes nord-américaines.
- Droits de douane et droits : « Usagé » ne signifie pas automatiquement « franc de droits ». Les droits d'importation, la TPS/TVH et les droits de douane applicables s'appliquent toujours sur la valeur importée.
- Service et pièces : Un VE du marché chinois avec une batterie et un logiciel du marché chinois peut avoir très peu de pièces ou de service disponibles localement au Canada.
- Garantie et recours : Les achats transfrontaliers laissent très peu de recours si quelque chose se passe après que le véhicule est sur le sol canadien.
En résumé
L'affirmation virale est moitié juste : un écart de prix entre les nouvelles importations frappées de droits et les importations usagées est réel, et il est assez important pour être intéressant. Mais le cadre « achetez-le simplement » ignore les réalités de la certification, des droits et du service, qui sont particulièrement impitoyables au Canada. Si vous envisagez réellement une importation, passez le numéro de série (VIN) et le modèle du véhicule par les règles d'importation de Transports Canada et obtenez un devis de coût rendu avant de vous attacher à un prix d'annonce.
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Cet article est aussi disponible en anglais.
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