policy
« On ne peut pas importer des voitures en kit au Canada » : Joly pose ses conditions pour Stellantis–Leapmotor à Brampton
La ministre de l'Industrie Mélanie Joly a écarté l'assemblage par kits de démontage si Stellantis veut produire des VÉ Leapmotor dans son usine ontarienne à l'arrêt — exigeant l'appui provincial et d'Unifor, des conditions de travail « encore meilleures » et un logiciel conforme aux accords commerciaux avec les États-Unis.
La ministre fédérale de l'Industrie, Mélanie Joly, a écarté l'assemblage par kits de démontage si Stellantis veut mener à bien la production de véhicules électriques chinois dans son usine ontarienne à l'arrêt — et affirme que tout plan doit recevoir l'appui du gouvernement provincial et du syndicat des travailleurs.
« On ne peut pas importer des voitures en kit au Canada », a déclaré Mme Joly aux journalistes à Vancouver jeudi, dans des propos rapportés par Brian Platt de Bloomberg. « Il faut que ça soutienne la chaîne d'approvisionnement locale. »
Ce qu'Ottawa accepte — et refuse
Stellantis discute avec des responsables canadiens de la possibilité de construire des VÉ au Canada avec son partenaire chinois, Zhejiang Leapmotor Technology, a rapporté Bloomberg cette semaine. Les discussions portent sur l'usine d'assemblage de Stellantis à Brampton, en Ontario, où une chaîne de production Jeep prévue a été annulée l'an dernier et déménagée aux États-Unis — une décision prise dans les mois qui ont suivi l'imposition de droits de douane par le président Donald Trump sur les véhicules assemblés hors des États-Unis.
Les kits de démontage consistent à construire la majeure partie du véhicule en Chine, puis à expédier les composantes outre-mer pour l'assemblage final. Certaines opérations internationales de Leapmotor utilisent déjà de tels kits.
Mme Joly a posé les conditions fédérales : elle n'appuierait un retour de la production dans cette usine que s'il est soutenu à la fois par le gouvernement de l'Ontario et par Unifor — le syndicat qui représente les quelque 3 000 travailleurs mis à pied de l'usine.
- Travailleurs : « Les conditions pour les travailleurs doivent être bonnes, et en fait les mêmes qu'avant, voire meilleures », a dit Mme Joly.
- Chaîne d'approvisionnement : le plan doit soutenir les fournisseurs locaux, pas des kits construits en Chine.
- Logiciel : tout VÉ construit au Canada doit fonctionner avec un logiciel « sécurisé » et conforme aux accords commerciaux signés avec les États-Unis.
La pression montait déjà
Après la publication du reportage de Bloomberg, Unifor comme le premier ministre ontarien Doug Ford avaient vivement critiqué l'éventuel recours aux kits de démontage — M. Ford qualifiant l'assemblage par kits de mesure qui « mine chaque travailleur de l'automobile en Ontario » et déclarant y être « farouchement opposé ». Unifor a affirmé que l'assemblage par kits n'emploierait qu'une petite fraction de la main-d'œuvre d'une chaîne de production complète.
L'angle canadien qui compte
Le dossier de Brampton est le miroir manufacturier du nouveau cadre d'importation canadien : des VÉ construits en Chine arrivent déjà en vertu du système de quotas Carney-Xi, mais Ottawa trace une ligne entre les vendre et les assembler ici. Les conditions de Mme Joly — chaîne d'approvisionnement locale, appui syndical, logiciel sécurisé — signalent que tout véhicule Leapmotor sortant de Brampton devrait être substantiellement construit au Canada, et non faire l'objet d'un simple assemblage final sur des pièces chinoises.
Vous cherchez des offres, de l'assurance ou du financement pour VÉ ? Consultez nos offres et partenaires.
Si ce guide vous a été utile, utilisez notre lien de référence Tesla pour des crédits de Supercharge gratuits à l'achat ou à la location d'un Tesla au Canada.
Cet article est aussi disponible en anglais.
Le Brief VÉ
Recevez l'actualité VÉ dans votre boîte mail
Un courriel par jour. Pas de spam, désabonnement à tout moment.


