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Burlington met fin à 11 ans de recharge gratuite le 1er octobre — et la facturation horaire pose un problème hivernal
La Ville de Burlington facturera la recharge à ses 49 bornes municipales à partir du 1er octobre — 2 $/heure en niveau 2 au centre-ville, 10 $/heure en niveau 3 — mettant fin à plus d'une décennie d'électricité gratuite. Le directeur national de la EV Society affirme que la facturation horaire fait payer à un conducteur de janvier deux fois plus qu'à un conducteur de juillet pour la même recharge.
L'un des plus longs avantages de recharge gratuite de l'Ontario prend officiellement fin. À partir du 1er octobre, la Ville de Burlington facturera la recharge aux propriétaires de véhicules électriques à ses bornes municipales pour la première fois depuis l'installation de ses premières unités il y a 11 ans — mettant fin à une série d'électricité gratuite qui remonte à 2015, alors que le réseau comptait exactement deux bornes.
La ville exploite désormais 49 bornes de recharge, et un rapport du personnel de mars indique qu'elles coûtent environ 120 000 $ par année en électricité, licences, entretien et réparations. L'utilisation augmente en même temps que le parc : les données du ministère des Transports de l'Ontario montrent 5 533 VÉ immatriculés à Burlington au 30 juin, en hausse de 1 659 en à peine plus d'un an. « La ville fait face à des coûts croissants d'entretien, de réparations et d'électricité à mesure que son infrastructure de recharge s'étend et que l'utilisation augmente », indiquait le rapport, rapporté par le Burlington Post.
La nouvelle grille tarifaire
| Type de borne / lieu | 4 premières heures | Après 4 heures | Nuit (21 h à 7 h) |
|---|---|---|---|
| Niveau 2 — centre-ville | 2 $/h | 4 $/h | 0,50 $/h |
| Niveau 2 — installations communautaires | 1,50 $/h | 4 $/h | 0,50 $/h |
| Niveau 3 — tous les lieux | 10 $/h en tout temps | ||
Les frais de stationnement habituels s'appliquent toujours pendant la recharge, et la ville indique qu'aucune modification matérielle n'est nécessaire — « il suffit que le personnel active le système de paiement dans le système d'exploitation ». Les emplacements sont répertoriés sur burlington.ca/ev.
Pourquoi les défenseurs des VÉ appuient les frais — mais pas cette méthode de facturation
Stephen Bieda, directeur national de la EV Society, a déclaré au Burlington Post que l'organisme sans but lucratif appuie généralement la fin de la recharge gratuite : « Même si la recharge gratuite était un excellent incitatif pour l'adoption précoce des VÉ, ce n'est plus un modèle durable pour les municipalités. » Les frais, a-t-il dit, assurent la disponibilité des bornes, favorisent la rotation des véhicules et financent l'entretien et l'expansion.
Son objection concerne la facturation horaire elle-même. « Facturer la recharge VÉ à l'heure, c'est comme payer l'essence à la minute, sauf que la vitesse de la pompe change selon la voiture que vous conduisez et la température extérieure », a illustré M. Bieda. Tous les VÉ ne rechargent pas à la même vitesse, et les batteries chargent plus lentement par temps froid ou au-delà de 80 p. cent d'état de charge.
« Avec un tarif basé sur le temps, un conducteur qui recharge en janvier pourrait payer deux fois plus pour exactement la même quantité d'électricité qu'un conducteur qui recharge en juillet, simplement parce que la batterie froide a pris plus de temps à accepter la charge », a-t-il expliqué. Sa solution recommandée est un modèle hybride : un tarif fixe au kilowattheure — « l'équivalent VÉ d'un litre d'essence » et « la seule façon équitable de vendre de l'électricité » — jumelé à des frais d'inactivité qui s'appliquent une fois le véhicule rechargeé, pour que les conducteurs déplacent quand même leur voiture rapidement.
Le contexte canadien
Burlington emprunte un chemin bien tracé. Des municipalités partout au Canada ont offert la recharge publique gratuite de niveau 2 comme incitatif d'adoption au milieu des années 2010, puis ont activé des frais à mesure que l'utilisation augmentait et que le matériel vieillissait. Le scénario qui se répète maintenant est la deuxième vague : les villes qui facturaient à l'heure au départ sont poussées vers la facturation au kWh à mesure que les arguments d'équité en climat froid gagnent du terrain — un débat qui compte davantage au Canada que presque partout ailleurs, puisqu'une recharge de janvier dans la région du Grand Toronto peut véritablement prendre une fois et demie plus de temps que la même recharge en juillet.
Pour les plus de 5 500 propriétaires de VÉ de Burlington, la leçon pratique : le tarif nocturne de 0,50 $ est désormais l'électricité municipale la moins chère de la ville, la recharge en journée au centre-ville coûte plus cher que l'équivalent au kWh de plusieurs réseaux privés pour les véhicules plus lents, et le tarif de niveau 3 convient pour un arrêt rapide, mais pénalise quiconque laisse une voiture branchée.
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Cet article est aussi disponible en anglais.
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