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53 % des Canadiens disent que l'origine chinoise ne les empêchera pas d'acheter un VÉ
Un sondage Nanos pour Bloomberg montre que les attitudes canadiennes envers les VÉ chinois ont radicalement changé : 53 % affirment que le pays d'origine n'a aucun effet sur leur décision d'achat, contre 25 % en 2024. Le tarif de 6,1 % d'Ottawa et le quota de 49 000 véhicules ouvrent la porte à des modèles sous 35 000 $.
Un nouveau sondage de Nanos Research réalisé pour Bloomberg News révèle que 53 % des Canadiens affirment que savoir qu'un véhicule électrique a été fabriqué en Chine n'aurait aucun effet sur leur décision d'achat — un revirement spectaculaire par rapport à 2024, où 61 % disaient qu'une fabrication chinoise les rendrait moins enclins à acheter.
Les chiffres
- 53 % — aucun effet sur la décision d'achat (contre 25 % en 2024)
- 15 % — plus enclins à acheter si fabrication chinoise (contre 9 % en 2024)
- 28 % — moins enclins à acheter (contre 61 % en 2024)
Le sondage auprès de 1 009 Canadiens a été mené en ligne et par téléphone du 31 janvier au 4 février 2026, avec une marge d'erreur de 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.
Ce qui a changé
Le virage du Canada a commencé après que le président Trump a imposé des tarifs sur l'auto canadienne, peu importe l'accord nord-américain. En réponse, Carney a négocié en janvier 2026 un accord avec Pékin : un tarif de 6,1 % (contre 100 %) sur jusqu'à 49 000 VÉ chinois par an, la Chine acceptant de réduire ses droits sur le canola et le homard canadiens. Le quota inclut une disposition réservant une partie aux véhicules à 35 000 $ CAD ou moins.
Résistance de l'industrie et des provinces
Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, a qualifié les VÉ chinois de « véhicules espions chinois. » Falak Kothari, chef de l'industrie manufacturière chez Marsh Canada, a noté que permettre des voitures chinoises à bas prix « peut ouvrir le marché côté abordabilité, mais cela vient avec son lot de préoccupations autour de la sécurité, de la vie privée et de l'endroit où ces données finissent. »
Ambition de coentreprises
La ministre de l'Industrie Mélanie Joly a présenté un modèle « produire où vous vendez » à BYD, Chery et Geely — visant des coentreprises à majorité canadienne qui produiraient localement avec logiciels sécurisés et contenu en pièces canadien. BYD a aussi manifesté de l'intérêt pour exploiter le réseau de recharge.
Tesla grand gagnant initial du quota
Les données montrent que les Model 3 et Model Y de Tesla, construits à Shanghai, ont accaparé la majeure partie de la première fenêtre de quota. BYD, Chery et Geely testent des véhicules au Canada (dont un Sealion 7 aperçu à Markham) mais n'ont pas encore lancé de ventes au détail.
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Cet article est aussi disponible en anglais.
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