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Carney affirme que le Canada travaille à réduire sa dépendance à Starlink pour la sécurité nationale
Le premier ministre Mark Carney dit au New York Times que le Canada poursuit des partenariats satellites européens et sud-coréens pour se diversifier loin de Starlink de SpaceX, particulièrement pour les communications de défense. Telesat Lightspeed reste l'alternative nationale.
Le premier ministre Mark Carney affirme que le Canada travaille activement à réduire sa dépendance à Starlink, invoquant des préoccupations de sécurité nationale et la nécessité d'un contrôle souverain sur les infrastructures de communications critiques.
Le virage
Dans une entrevue avec le New York Times, Carney a reconnu que les autres réseaux satellites n'égalent pas encore les capacités et la résilience de Starlink. Il a suggéré que collaborer avec des partenaires en Europe et potentiellement en Corée du Sud pourrait aider le Canada à atteindre une échelle suffisante pour réduire sa dépendance au système de SpaceX, particulièrement pour les communications de défense.
Ces commentaires, rapportés initialement par CultMTL, signalent un changement dans la façon dont le gouvernement fédéral perçoit l'internet par satellite — non plus seulement comme un service grand public, mais comme une infrastructure stratégique.
Alternative nationale : Telesat Lightspeed
Le Canada a déjà un projet national en cours. Ottawa a consenti un prêt de 2,14 milliards $ à Telesat Lightspeed, un réseau satellite en orbite basse prévu. Le gouvernement fédéral a aussi réservé de la capacité sur Lightspeed pour les fournisseurs internet desservant les régions rurales et éloignées. Au Nunavut, Northwestel prévoit utiliser cette capacité pour connecter les communautés du territoire.
Telesat Lightspeed devrait commencer à desservir les communautés éloignées dans les prochaines années.
Programmes provinciaux : un portrait contrasté
Plusieurs provinces ont conclu leurs propres ententes avec Starlink, créant un patchwork de dépendances :
- Le Québec a signé une entente avec SpaceX pour amener Starlink aux foyers difficiles à joindre, couvrant les coûts d'équipement et une partie de la facture mensuelle pour les clients admissibles.
- L'Ontario prévoyait un programme Starlink de 100 millions $ pour jusqu'à 15 000 foyers et entreprises mal desservis, mais a annulé le partenariat avant son lancement, dans le cadre d'un différend tarifaire entre le premier ministre Doug Ford et le président américain Donald Trump.
- L'Alberta offre aux ménages ruraux admissibles un remboursement pour l'équipement satellite.
- La Nouvelle-Écosse a offert un remboursement allant jusqu'à 1 000 $ pour les frais d'installation via des fournisseurs satellites qualifiés.
La suite
Les commentaires de Carney ne signifient pas qu'on demandera aux Canadiens d'abandonner Starlink directement — n'importe qui peut encore s'abonner au service. L'accent est mis sur les décisions d'approvisionnement gouvernemental : quand de l'argent public connecte des communautés éloignées ou finance des communications de défense, Ottawa veut des alternatives.
Jusqu'à ce que Telesat Lightspeed ou les réseaux de partenaires internationaux soient opérationnels, les gouvernements devront encore décider où Starlink reste le moyen le plus pratique de garder les gens et les services essentiels connectés. Le calendrier pour une alternative canadienne viable reste la question cruciale.
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Cet article est aussi disponible en anglais.
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