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La nouvelle règle de recharge des VÉ en C.-B. change ce que signifie être propriétaire
Les nouvelles exigences du code du bâtiment de la Colombie-Britannique concernant la recharge des véhicules électriques dans les immeubles résidentiels à logements multiples sont maintenant en vigueur, et elles redessinent tranquillement l'économie de la vie en appartement dans la province. La règle n'est pas que chaque nouveau logement obtienne une borne — c'est que chaque logement obtienne le câblage et la capacité pour en supporter une. Cette distinction semble technique. Elle constitue en fait tout le débat.
Ce qui a changé, précisément
Le code du bâtiment de la C.-B. exige maintenant que les nouveaux immeubles d'appartements incluent des conduits, une capacité de panneau et une infrastructure électrique dimensionnés pour la recharge de VÉ à chaque place de stationnement. Un immeuble construit avant le changement ne peut être prêt pour les bornes que si le promoteur a choisi de dépenser l'argent. Un immeuble construit après le changement n'a pas le choix. L'infrastructure est installée avant l'arrivée du premier locataire.
L'effet pratique : le coût de la préparation aux bornes — estimé à quelques milliers de dollars par place, amorti dans le budget de construction — cesse d'être une décision de rénovation pour devenir un poste fixe, comme l'isolation ou les fenêtres.
Qui absorbe le coût
En théorie, le promoteur paie, le répercute dans les loyers ou les prix des condos, et le locataire obtient un immeuble préparé pour l'avenir. En pratique, la répartition est plus embrouillée. Les locataires de logements contrôlés peuvent voir les loyers augmenter lors de la rotation des unités. Les acheteurs de condos l'absorbent dans le prix d'achat. Et la borne elle-même — le matériel qui se fixe au mur — demeure un coût additionnel, payé par quiconque occupe la place et veut brancher son véhicule.
La comparaison avec le Québec et l'Ontario
Le code du bâtiment du Québec exige la préparation à la recharge dans les nouvelles constructions résidentielles depuis plus longtemps, et le résultat est visible dans la part plus élevée d'immeubles à appartements prêts pour les VÉ dans la province. L'Ontario a pris une voie différente, offrant des programmes d'incitatifs pour les bâtiments existants plutôt que d'imposer des exigences aux nouvelles constructions. L'approche de la C.-B. se rapproche de celle du Québec, et les données sur l'adoption à long terme des bornes dans les immeubles québécois suggèrent que l'obligation accélère l'adoption de façons que les programmes volontaires ne font pas.
La tension propriétaire-locataire
Le point de tension, c'est la mesuration séparée. Un locateur qui installe des bornes et paie l'électricité peut répercuter le coût dans le loyer ou par des frais de stationnement VÉ distincts. Un locataire qui possède la borne et paie le service public directement évite la majoration, mais a d'abord besoin de l'infrastructure du locateur. La règle de la C.-B. règle la moitié infrastructure du problème. La moitié tarification se négocie encore, un immeuble à la fois — et c'est celle que les locataires sentiront le plus directement.
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Cet article est aussi disponible en anglais.
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