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GM Canada écrit le logiciel des véhicules GM du monde entier — depuis l'Ontario
Le logiciel qui définira la prochaine génération de véhicules General Motors s'écrit en Ontario — et il s'expédie partout dans le monde. Plus de 1 100 ingénieurs travaillent sur les trois campus de GM Canada, et les fonctions qu'ils construisent à Markham et à Oshawa se retrouvent dans des véhicules vendus bien au-delà du marché canadien.
C'est le tableau qu'a brossé Jack Uppal, qui dirige la stratégie mobilité et technologie de GM Canada, dans une entrevue à BetaKit. Son argument : à mesure que les constructeurs deviennent des entreprises technologiques, le talent d'ingénierie canadien est devenu un avantage structurel dans la transition vers les véhicules définis par le logiciel.
Les chiffres derrière l'opération canadienne
- Plus de 1 100 ingénieurs répartis sur les trois campus ontariens de GM Canada
- 898 millions de dollars — dépenses de R-D interne des constructeurs au Canada en 2024, le quadruple du niveau d'il y a dix ans
- 1,6 milliard de kilomètres parcourus avec Super Cruise au Canada et aux États-Unis, le système mains libres mis au point par les ingénieurs de Markham
- 4,5 millions de véhicules GM peuvent actuellement recevoir des mises à jour à distance, un chiffre qui croît d'environ deux millions par année
Les centres techniques canadiens de Markham et d'Oshawa développent du logiciel et exécutent des simulations, tandis que la piste d'essai avancée McLaughlin de 55 acres à Oshawa permet aux ingénieurs de tester les systèmes dans de vrais véhicules avant le déploiement.
Super Cruise : l'exportation canadienne
Super Cruise, le système de conduite autoroutière mains libres de GM, repose sur des caméras en temps réel, un radar, un GPS et des cartes numérisées au LiDAR de précision. L'approche cartographique a été mise au point à Markham et s'adapte maintenant à l'Europe, au Moyen-Orient et à la Corée du Sud — avec les exigences réglementaires et clientèles de chaque marché intégrées dès le départ, selon M. Uppal.
Le système a aussi évolué de façon visiblement façonnée par la conduite canadienne. Le remorquage mains libres a été développé après que les ingénieurs ont reconnu que des conducteurs — particulièrement dans l'Ouest canadien — tirent des bateaux et des remorques. Le système original ne tenait pas compte de la taille, du poids et du rayon de braquage ajoutés d'une remorque ; les ingénieurs canadiens ont mené la fonction de l'identification du problème jusqu'au code, aux essais routiers et au déploiement dans des millions de véhicules nord-américains.
La suite
M. Uppal s'attend à ce que la prochaine étape soit prédictive : des systèmes qui utilisent l'IA pour reconnaître des configurations et anticiper les conditions plutôt que de réagir en temps réel — aidant les véhicules à mieux performer dans la neige, à s'arrêter plus vite et à réagir dans la circulation complexe. Les plans à court terme de GM incluent un usage plus poussé de l'IA, dont Gemini de Google, et de nouvelles technologies dans le prochain Chevrolet Silverado et GMC Sierra.
Fait notable, il a été explicite : cet avenir ne se limite pas aux véhicules électriques — GM continuera d'investir dans les VÉ comme dans la combustion interne à mesure que les préférences et les technologies évoluent. Pour le secteur automobile canadien, la signification est plus subtile : l'ancrage du pays dans l'industrie se joue de plus en plus dans le code, pas seulement dans l'assemblage.
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Cet article est aussi disponible en anglais.
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