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Ford « totalement contre » les trousses de VÉ chinois à Brampton : les pourparlers Stellantis–Leapmotor fixent la ligne de l'Ontario
Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, affirme qu'il s'opposera à toute entente entre Stellantis et le chinois Zhejiang Leapmotor Technology pour assembler des véhicules électriques dans sa province, à moins que les constructeurs ne s'engagent à acheter des pièces locales. Ces déclarations, faites en entrevue mercredi soir en marge d'une mission commerciale à Dallas et rapportées par EnergyNow, surviennent alors que Bloomberg News indique que les discussions portent sur l'usine fermée de Stellantis à Brampton, en Ontario.
Les « trousses à assembler », point de mire
M. Ford a fustigé le recours potentiel aux « trousses à assembler » (knockdown kits) — des véhicules largement construits en Chine, puis expédiés à l'étranger pour l'assemblage final. « S'ils importent des trousses fabriquées en Chine, tout ce que ça fait, c'est miner chaque travailleur de l'automobile que nous avons en Ontario », a déclaré M. Ford. « Je suis totalement contre. »
Les pourparlers en sont à un stade précoce, selon les sources de Bloomberg. Stellantis discute de l'avenir de l'usine de Brampton avec la ministre fédérale de l'Industrie, Mélanie Joly, qui a déclaré dans un communiqué que « tout nouvel investissement automobile devra prioriser la chaîne d'approvisionnement du Canada, y compris la main-d'œuvre canadienne et les fournisseurs de pièces ».
Unifor : les trousses n'emploieraient qu'une fraction de l'effectif
Unifor, le syndicat représentant les travailleurs de l'usine de Brampton, a déclaré qu'il aurait de « sérieuses préoccupations » face à un partenariat avec une entreprise chinoise, notant que l'assemblage de trousses n'emploierait qu'une petite fraction des travailleurs que soutient une chaîne de production complète. M. Ford a fait écho à ce constat, affirmant qu'il accueillerait favorablement un investissement orienté vers une usine pleinement fonctionnelle dépendant de pièces locales.
« Ce qui me dérange, c'est quand on se fait saper et que les travailleurs de l'automobile se font saper par des pièces et des véhicules chinois bon marché », a lancé le premier ministre.
Pourquoi cela se produit maintenant
La perspective d'une production automobile menée par des intérêts chinois au Canada illustre les effets d'entraînement des tarifs du président américain Donald Trump sur les véhicules fabriqués à l'étranger, qui ont perturbé le secteur automobile nord-américain intégré et coûté des milliards aux constructeurs. L'Ontario abrite toutes les usines d'assemblage automobile du Canada, qui ont produit environ 1,2 million de véhicules l'an dernier — la plupart exportés vers les États-Unis — alors même que les constructeurs traditionnels de Détroit ont réduit leur production canadienne.
Pour les acheteurs canadiens de VÉ, la question de Brampton est le reflet manufacturier du dossier des importations : des VÉ de marques chinoises entrent déjà au Canada dans le cadre du nouveau régime de quotas, et le débat porte désormais sur la question de savoir si certains seront assemblés ici — et à quelles conditions.
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Cet article est aussi disponible en anglais.
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