industry
Les membres d'Unifor ratifient l'entente GM : 96,5 % d'appui à CAMI, 1,4 milliard $ promis alors que les négociations passent à Stellantis
Les membres d'Unifor chez General Motors ont ratifié leur nouvelle convention collective de trois ans : les votes annoncés le 30 août ont recueilli 80,5 % d'appui dans les usines d'assemblage d'Oshawa, de propulsion de St. Catharines et le centre de distribution de pièces de Woodstock — et 96,5 % à l'usine CAMI mise à l'arrêt à Ingersoll, en Ontario, selon WardsAuto. La ratification verrouille plus de 1,4 milliard $ d'investissements canadiens promis par GM au moment même où les relations commerciales canado-américaines restent, selon le syndicat, fragiles et incertaines.
Ce que le vote a verrouillé
L'entente couvre environ 4 600 travailleurs dans quatre installations ontariennes. La rémunération et les conditions reflètent largement l'entente de référence conclue par Unifor avec Ford en juillet : des augmentations salariales de 3 % par année, les travailleurs mis à pied de CAMI recevant un soutien du régime de maintien du revenu jusqu'au 1er mai 2028. Le volet d'investissement ramène la production des GMC Sierra Heavy Duty de prochaine génération à l'usine d'Oshawa et fait de St. Catharines l'unique source d'une transmission de prochaine génération.
- 96,5 % — appui à l'usine CAMI d'Ingersoll, actuellement à l'arrêt
- 80,5 % — appui à Oshawa, St. Catharines et Woodstock
- Plus de 1,4 milliard $ — investissement canadien total promis par GM
- 3 % par année — augmentations salariales selon l'entente de référence
- 1er mai 2028 — échéance de la protection du revenu pour les travailleurs mis à pied de CAMI
CAMI : l'enjeu VÉ de cette entente
CAMI est l'endroit où cette convention touche le plus directement l'industrie canadienne du véhicule électrique. L'usine d'Ingersoll avait été convertie en première installation d'assemblage de VÉ à pleine échelle de GM au Canada et produisait le fourgon électrique BrightDrop Zevo avant d'être mise à l'arrêt. Selon l'entente ratifiée, GM a promis par écrit de ne pas fermer ni vendre l'usine pendant le mandat de trois ans, et le gouvernement fédéral a promis d'examiner CAMI en priorité s'il va de l'avant avec ses plans de véhicules militaires blindés. Greig Mordue, ancien directeur général de Toyota Canada aujourd'hui professeur à l'Université McMaster, a dit à WardsAuto que l'arrangement « offre probablement une porte de sortie à Unifor et à GM » si les travaux de véhicules blindés ne se concrétisent pas.
L'ombre des tarifs sur le vote
L'entente de principe a été conclue le 22 août — un jour après qu'Ottawa a retiré ses négociateurs des pourparlers commerciaux avec Washington, en partie en raison de nouvelles exigences américaines voulant que les camionnettes construites au Canada et vendues aux États-Unis soient frappées de droits de douane. La présidente d'Unifor, Lana Payne, qui siège au comité consultatif du premier ministre Mark Carney sur les relations économiques canado-américaines, a déclaré que GM investit dans sa main-d'œuvre canadienne « à un moment crucial, alors que notre industrie automobile nationale est assiégée par l'administration Trump ». Les camionnettes Silverado assemblées à Oshawa figuraient parmi les produits pris dans les derniers changements tarifaires.
Ensuite : Stellantis et Brampton
L'attention se tourne maintenant vers les négociations d'Unifor avec Stellantis, qui ont débuté le 1er septembre. L'entreprise a déclaré envisager de vendre et de fermer son usine d'assemblage de Brampton — une fermeture qui retirerait un autre site manufacturier ontarien au moment même où BYD aurait manifesté de l'intérêt pour produire des autobus dans cette usine inactive. La ratification chez GM donne au syndicat une entente de référence réglée à partir de laquelle négocier ; si Stellantis s'y conforme pourrait décider de l'avenir de Brampton.
Vous cherchez des offres, de l'assurance ou du financement pour VÉ ? Consultez nos offres et partenaires.
Si ce guide vous a été utile, utilisez notre lien de référence Tesla pour des crédits de Supercharge gratuits à l'achat ou à la location d'un Tesla au Canada.
Cet article est aussi disponible en anglais.
Le Brief VÉ
Recevez l'actualité VÉ dans votre boîte mail
Un courriel par jour. Pas de spam, désabonnement à tout moment.


