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Le Canada riposte avec 28 milliards de dollars de contre-tarifs. Ce que cela signifie pour les acheteurs de VÉ
La guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis s'est intensifiée de manière spectaculaire ce week-end. Des tarifs de 50 % sont entrés en vigueur samedi sur des milliards de dollars de produits canadiens, et le premier ministre Mark Carney a rappelé les négociateurs à Ottawa après que les discussions pour sécuriser un accord ont échoué. Le gouvernement fédéral a répondu mardi avec un plan de tarifs de rétorsion à compter du 8 septembre sur 700 exportations américaines d'une valeur de 28 milliards de dollars — une réponse « dollar pour dollar » qui couvre tout, de l'acier et de l'aluminium aux smartphones et aux articles de consommation.
Pour les acheteurs de VÉ canadiens et l'industrie automobile, les enjeux sont immédiats. Les tarifs américains ciblent l'acier, l'aluminium et les pièces automobiles canadiens — les matières premières qui alimentent les usines d'assemblage d'Alliston, d'Oakville et de Windsor. La rétorsion du Canada cible les biens de consommation américains, mais la plus grande pression porte sur les chaînes d'approvisionnement qui déterminent quels véhicules sont construits ici et combien ils coûtent.
Le secteur automobile est déjà touché
Le premier ministre de l'Ontario Doug Ford est apparu avec des travailleurs de l'acier lundi pour rassurer les entreprises qu'il n'épargnerait aucune dépense pour protéger les travailleurs des effets des tarifs. Son gouvernement étend l'admissibilité à son programme de financement « Protéger l'Ontario » aux travailleurs et aux entreprises touchés par les nouveaux tarifs. Mais les partis d'opposition à Queen's Park demandent le rappel de la législature pour débattre des mesures de relief tarifaire, et Ford a rejeté la demande en l'appelant de la « politique de caniveau ».
La pression n'est pas seulement provinciale. Honda a averti mardi qu'il pourrait ne pas construire sa huitième usine d'assemblage en Amérique du Nord à moins que l'accord ALENA ne soit prolongé — une décision qui affecterait directement la fabrication de VÉ et d'hybrides au Canada. Avec les États-Unis imposant des tarifs de 50 % sur 20 milliards de dollars de produits canadiens et le Canada prêt à riposter le 8 septembre, l'environnement commercial dont dépend l'investissement automobile est devenu instable.
Ce que les acheteurs doivent attendre
Ne vous attendez pas à ce que les prix affichés dans les salles d'exposition augmentent de 50 % du jour au lendemain — la plupart des véhicules vendus au Canada sont construits au Mexique ou aux États-Unis selon les règles de l'ALENA, et ces flux ne sont pas encore soumis aux nouveaux tarifs. Mais les effets indirects sont déjà là. Les coûts de l'acier et de l'aluminium alimentent la facture de matériaux de chaque véhicule ; si ces intrants deviennent plus chers, les constructeurs absorberont le choc pendant un trimestre ou deux, puis augmenteront les prix.
Le risque à plus long terme porte sur l'investissement. La réorientation vers les VÉ de l'usine Ford d'Oakville est au point mort, GM restructure son empreinte canadienne, et Stellantis déplace sa production vers le sud. Une guerre commerciale prolongée rend plus difficile pour Ottawa d'attirer les usines d'assemblage de VÉ que le précédent mandat était conçu pour attirer. Le NPD ontarien préconise déjà de prioriser les véhicules fabriqués en Ontario pour le parc automobile gouvernemental — un petit pas, mais un signal que la pensée protectionniste fait son entrée dans le débat politique des deux côtés de la frontière.
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Cet article est aussi disponible en anglais.
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