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Le redémarrage de la mine de graphite québécoise retardé — un revers pour la chaîne d'approvisionnement des batteries VÉ du Canada

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Le redémarrage de la mine de graphite québécoise retardé — un revers pour la chaîne d'approvisionnement des batteries VÉ du Canada

Northern Graphite a reporté le redémarrage de sa mine phare de Lac des Îles, au Québec — un revers pour le projet canadien de bâtir une chaîne d'approvisionnement nationale sécurisée en minéraux critiques destinés aux batteries de véhicules électriques. Comme Canada's National Observer l'a rapporté le 2 septembre, le mineur dont le siège est à Ottawa a indiqué que son objectif de reprendre les opérations au troisième trimestre 2026 n'est plus réalisable après que le ministère québécois des Ressources naturelles et des Forêts a suspendu le bail minier dans le cadre d'un litige sur un paiement de restauration impayé.

Un bail suspendu, une entreprise devant les tribunaux

La mine, située au nord-ouest de Montréal, est la seule mine commerciale de graphite en flocons d'Amérique du Nord. La province a suspendu le bail en raison d'un paiement lié à la restauration future du site de Lac des Îles — un calcul que Northern Graphite conteste fermement. L'entreprise prévoit de contester la décision à la Cour supérieure du Québec et déposera un appel demandant une suspension de la décision jusqu'à un jugement final. L'impasse aggrave une crise de liquidité sévère : Northern a déclaré seulement 200 000 $ en espèces et équivalents dans ses résultats du deuxième trimestre, en baisse par rapport à 1,1 million $ au trimestre précédent, en plus d'une perte nette de 3 millions $ pour le trimestre terminé en juin et d'un fonds de roulement négatif de 56,6 millions $.

  • T3 2026 — l'objectif de redémarrage qui n'est plus réalisable
  • 200 000 $ — encaisse à la fin du T2, en baisse par rapport à 1,1 million $
  • 3 millions $ — perte nette pour le trimestre terminé en juin
  • 56,6 millions $ — fonds de roulement négatif
  • 22,5 M$ US — dette restructurée avec Sprott en avril pour éviter une fermeture à long terme

Pourquoi le graphite compte pour les VÉ

Le graphite est le composant le plus lourd de l'anode d'une batterie de VÉ, et la Chine contrôle près de 80 % de la production mondiale de graphite naturel. Macquarie a estimé dans une récente perspective de marché que six millions de tonnes de graphite par année seront nécessaires à l'échelle mondiale pour les batteries de VÉ et de réseau d'ici la fin de la décennie. Le rapport trimestriel de Northern décrit lui-même les perspectives du marché comme « atténuées à court et moyen terme dans un contexte de suroffre structurelle » — une pression qui s'est accentuée lorsque la Commission du commerce international des États-Unis a refusé d'imposer des droits sur les exportations chinoises de matière anodique active, la forme transformée de graphite de qualité batterie, préservant l'accès américain à l'offre chinoise bon marché alors que des droits antidumping de 93,5 % s'appliquent au graphite brut chinois.

L'angle canadien

Pour la stratégie industrielle canadienne du VÉ, le calendrier est sombre. L'arrêt assombrit le plan de Northern de transformer un ancien complexe de pâtes et papiers de Baie-Comeau, au Québec, en plaque tournante exportatrice multimodale de 2 milliards $ pour le graphite transformé. Il met aussi en lumière une critique des défenseurs de la fabrication nationale : le geste le plus concret récent de Northern est une coentreprise de 200 M$ US avec le groupe saoudien Al Obeikan Investment Group pour construire à Yanbu une usine d'anodes de batterie traitant 25 000 tonnes de graphite par année — approvisionnée par la mine d'Okanjande, en Namibie, et non par le Canada. Marilyn Spink, de l'Alliance canadienne des minéraux critiques et des matériaux, a déclaré au National Observer qu'il serait préférable de voir cette capacité de raffinage construite ici. Le marché mondial du graphite naturel valait 30 milliards $ US l'an dernier et devrait plus que doubler pour atteindre 65 milliards $ US d'ici 2034, selon Precedence Research — une croissance que les mines canadiennes peinent présentement à saisir.

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