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Seulement 35 % des Canadiens appuyaient les quotas de vente de VÉ — le sondage derrière l'abandon du mandat
Les chiffres derrière l'abrogation du mandat VÉ du Canada sont maintenant publics. Un sondage interne du gouvernement fédéral commandité par le ministère des Ressources naturelles révèle que seulement 35 % des Canadiens appuyaient un mandat de vente exigeant que tous les véhicules neufs soient zéro émission à une date future — 49 % y étaient opposés à l'échelle nationale. Les résultats, rapportés en premier par Blacklock's Reporter, ont été recueillis avant que le premier ministre Mark Carney ne fasse volte-face sur les mandats de véhicules électriques qu'il avait auparavant appuyés aux Communes.
Ce que le sondage demandait exactement
L'enquête, menée par Ekos Research Associates entre le 5 et le 26 janvier auprès de 3 035 répondants partout au pays, mesurait l'appui à la Norme sur la disponibilité des véhicules électriques — le règlement qui exigeait que 20 % de tous les véhicules neufs vendus au Canada soient zéro émission à partir de l'année de modèle 2026, un seuil passant à 60 % d'ici 2030 et à 100 % d'ici 2035.
- 35 % appuyaient un mandat de vente garantissant que tous les véhicules neufs vendus soient zéro émission à une date future
- 49 % s'opposaient à l'exigence de 100 % véhicules zéro émission pour les voitures et camions légers neufs
- 12 % n'avaient pas d'opinion
- Seulement 16 % disaient « appuyer fortement » la Norme sur la disponibilité des véhicules électriques
Là où l'opposition était la plus forte
L'opposition était la plus marquée à l'ouest de l'Ontario — la région où le coût politique du mandat était le plus élevé. Par province et région :
- Alberta : 63 % d'opposants
- Saskatchewan et Manitoba : 57 % d'opposants
- Colombie-Britannique : 51 % d'opposants — incluant une majorité de conducteurs britanno-colombiens, alors que les libéraux y détenaient 20 sièges
- Canada atlantique : 49 % d'opposants
- Ontario : 48 % d'opposants
- Québec : 39 % d'opposants
Pourquoi les Canadiens hésitaient : froid, autonomie et réseau
Au-delà de la question des quotas, l'enquête documente les perceptions qui ont façonné les réponses. Quelque 58 % des répondants se plaignaient que les voitures électriques « performent mal par temps froid », et une part égale estimaient que les véhicules zéro émission « ne peuvent pas parcourir assez de distance avec une pleine charge ». La moitié — 50 % — craignait qu'un adoption massive des VÉ exerce trop de pression sur le réseau électrique, tandis que 43 % convenaient que recharger un véhicule à la maison augmenterait significativement leur facture mensuelle d'électricité.
L'intention d'achat restait timide : seulement 34 % des répondants avaient envisagé l'achat ou la location d'un véhicule zéro émission. La proportion de conducteurs déclarant qu'ils « n'achèteraient jamais un véhicule zéro émission » allait de 6 % en C.-B. à 29 % en Alberta. Les chercheurs résument ainsi la fracture : la plupart des Canadiens croient que les véhicules zéro émission sont bénéfiques pour l'environnement, mais une nette majorité les juge trop coûteux.
La chronologie du sondage à l'abrogation
Le travail d'Ekos s'est déroulé du 5 au 26 janvier. L'enquête a coûté 70 759 $, payés par le ministère des Ressources naturelles. Une semaine après les résultats, le premier ministre a annoncé l'abrogation du mandat, et le Cabinet a servi l'avis légal d'abrogation requis le 15 août — bouclant la boucle entre les données du sondage et le revirement politique.
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Cet article est aussi disponible en anglais.
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