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La France fait marche arrière et teste le FSD de Tesla sur route après des discussions directes avec Elon Musk
La France a mis deux véhicules Tesla équipés de Full Self-Driving (Supervisé) sur les routes publiques pour des tests en conditions réelles, marquant un net revirement par rapport à la position du ministre des Transports Philippe Tarabot en juillet, qui estimait que les risques du FSD l'emportaient sur ses avantages. Le ministre a déclaré aux journalistes que des consultations avec le PDG de Tesla Elon Musk, ainsi qu'un travail technique conjoint avec le personnel de Tesla pour adapter le système aux routes françaises, avaient ouvert la voie au début des essais.
Le test sur route doit s'achever en septembre, après quoi les autorités françaises vérifieront les données FSD fournies par Tesla. Ce calendrier place les résultats français avant le vote européen plus large sur les systèmes d'aide à la conduite avancés prévu pour le 6 octobre. Le revirement de la France est important car elle était l'un des sceptiques européens les plus virulents — les commentaires de Tarabot en juillet laissaient entendre que Paris pourrait diriger la résistance à toute approbation à l'échelle de l'UE.
Ce qui a changé en France
Tarabot n'a pas fourni d'explication publique détaillée pour ce revirement, mais le schéma correspond à ce qui s'est passé dans d'autres marchés européens. Les Pays-Bas ont accordé une approbation provisoire du FSD plus tôt cette année par l'intermédiaire de leur autorité RDW. La Belgique, l'Estonie, la Lituanie et le Danemark ont tous donné à Tesla un feu vert partiel pour des tests supervisés. La Suisse a commencé à proposer des démonstrations de FSD le mois dernier, avec un membre du personnel présent dans le siège du conducteur. La France, l'Allemagne, l'Italie et la Hongrie proposent déjà des programmes de démonstration similaires.
Le test français est limité à deux véhicules, ce qui signifie que l'ensemble de données sera restreint — mais le signal politique ne l'est pas. Une conclusion positive en septembre donnerait à la France une place au vote du 6 octobre basée sur une expérience directe plutôt que sur des préoccupations abstraites, et réduirait la taille du bloc qui pourrait plausiblement opposer son veto à l'approbation.
Pourquoi les propriétaires canadiens de Tesla devraient surveiller
Le Canada n'a pas de calendrier réglementaire pour le FSD comparable au processus européen. Transports Canada classe le FSD comme un système d'aide à la conduite avancé, et les règles provinciales exigent que le conducteur reste attentif et en contrôle. Aucune province n'a créé de voie pour une exploitation commerciale sans conducteur, et Tesla n'a pas annoncé de programme de démonstration supervisée au Canada ni de demande d'approbation.
Le processus d'approbation européen est l'analogue le plus proche de ce à quoi ressemblerait une conversation réglementaire canadienne : dossiers de données, vérification par des tiers, variation provinciale et risque politique. À mesure que le test français de deux véhicules s'achèvera et que le vote de l'UE du 6 octobre approchera, les Canadiens pourront observer comment les régulateurs pondèrent les affirmations de sécurité publiées par Tesla par rapport aux objections qui subsistent — et utiliser cela comme une carte approximative de ce qu'exigerait une éventuelle conversation d'approbation du FSD au Canada.
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Cet article est aussi disponible en anglais.
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